La Jalousie
L'orgueil
L'Ostentation
L'Amour du Bas monde
Le Prestige
L'hypocrisie
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ahadith
La Jalousie
L'orgueil
L'Ostentation
L'Amour du Bas monde
Le Prestige
L'hypocrisie
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Les Indices prouvant
l'Existence de Dieu
La première catégorie
d'indices : les propos des savants
Deuxième catégories
d'indices : les preuves Coraniques
Troisième catégorie
d'indices : extraits des dires des philosophes et
savants
Quatrième catégories
d'indices : tirés de nos expériences
Hassan Ayyoub "la foi musulmane" - Editions Al Qalam
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Allah est le nom de Dieu, Le Seigneur de l'univers, Il n'a pas engendré et n'a pas été engendré, nous ne pouvons Le comparer à quiconque, et ce, parce qu'Il est Allah, Dieu, Le Créateur de toute chose. Il n’a pas besoin de dormir ni de se reposer, et même si nous ne pouvons Le voir, Lui peut nous voir.
Il sait tout ce qui se passe dans les Cieux
et sur la Terre. Allah
est le Plus doux au-delà de toute douceur, Le
Plus Aimant au-delà de tout amour, Il
nous a donné tout ce que nous possédons, Il
nous donne l'eau , la nourriture, la lumière, l'air, et tout ce
dont nous avons besoin pour vivre sur cette terre jusqu'à notre
mort.
Il nous a donné un esprit et un cœur afin d'évaluer combien nous Lui en sommes reconnaissants en L'adorant et en Lui obéissant.
Obtenir l'agrément de Dieu par notre foi et notre bon comportement devrait être notre priorité dans la vie. Nous ne pouvons arriver à le connaître qu'à travers Ses Propres Mots et selon Sa Voie, alors tournons-nous vers la Parole de Dieu :
{ Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ‹al-Qayyum›. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône ‹Kursiy› déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand...}. [ Sourate 2 - Verset 255 - Ayat Al Kursy ]
Allah
a envoyé des Prophètes et des Messagers pour
nous transmettre Ses Paroles, nous
rappeler de n’adorer que Lui et pour nous enseigner comment
suivre Sa voie. Un jour, quand il
l’ordonnera, les Cieux se fendront, les étoiles et les
planètes exploseront et le monde parviendra à sa fin. Dès lors
Allah
Tout-Puissant nous
ramènera à la vie pour nous juger, nous
récompenser ou nous punir pour ce que nous aurons
accompli.
Ce jour-là, les gens qui auront adoré de faux
dieux ou d’autres éléments seront très peinés, mais ceux qui
auront écouté Allah
et auront agi selon le bien seront
heureux.

Dis : " Il est Allah,
Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous
désirons.
Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est
égal à Lui
[ Sourate 112 -
Le monothéisme pur
(Al-Ikhlas) Versets 1 - 4
]
~ ¤ ~
Pour beaucoup
d'occidentaux, ALLAH est le dieu des Arabes, et le terme évoque
même pour certains une divinité cruelle, qui pousse ses adorateurs
au fanatisme aveugle. Pourtant, on sait
que dans les langues sémitiques, dont fait partie l'arabe, comme
l'hébreu ou l'araméen, la racine al ou el sert à nommer Dieu.
Ainsi, l'Ancien Testament en a conservé des traces évidentes. Combien d'adorateurs du Seigneur, anges ou hommes, portent en leurs noms le signe de leur soumission à Dieu: Gabri-el, Micha-ël, Isma-ël, Isra-ël.
Dieu est appelé El, ou Elah. Le nom Elohim revient plusieurs fois dans l'Ancien Testament pour désigner le Dieu des Hébreux.
Selon le Coran, Dieu s'est révélé à Moussa
(Moïse)
sous
le nom "Allah" :
Puis, lorsqu'il y arriva, il fut interpellé: { Moïse ! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée Tuwa. Moi, Je t'ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé. Certes, c'est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi.} [Sourate 20 Ta-Ha Versets 11-14]
Selon le Coran également, Aissa
(Jésus)
nommait Dieu de la même façon, lorsqu'il
recommandait aux enfants d'Israël :
{ Allah est mon Seigneur et votre Seigneur.
Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. }
[Sourate 3.
La famille d'Imran
(Al-Imran) Verset
51]
Il peut être utile de rappeler que ces
prophètes ne connaissaient pas le deus latin, dont nous avons tiré le mot dieu.
Il est d'ailleurs intéressant d'observer que
les chrétiens de tradition orientale et
d'expression arabe invoquent Dieu par le nom Allâh.
Tel est le cas des coptes
d'Egypte. En appelant Dieu du nom
Allâh, les musulmans se conforment donc à une tradition prophétique
millénaire.
Par le moyen de la Révélation, Dieu se fait connaître à ses créatures en leur dévoilant ses Noms. Ceux-ci sont évoqués dans le Coran ( cf : Ses 99 Noms ) :
{C'est à Allah qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms...} [Sourate 7. Al-Araf Verset 180]
{ Dis: " Invoquez
Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux.
Quel que soit le nom par lequel vous l'appelez, Il a les plus beaux
noms." }
[ Sourate 17.
Le voyage nocturne
(Al-Isra) Verset 110
]
{ Allah ! Point de divinité que Lui! Il possède
les noms les plus beaux. }
[Sourate 20 Ta-Ha Verset 8]
C'est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l'Invisible tout comme du visible. C'est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.C'est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui; Le Souverain, le Pur, L'Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu'ils Lui associent.C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Puissant, le Sage.[ Sourate 59. L'exode (Al-Hasr) Versets 22-24 ]
Il conviendrait de s'arrêter plus longuement sur chaque Nom, afin de mieux comprendre ce qu'il implique dans la vie du croyant. Ainsi, par exemple, savoir que Dieu est omniscient, y compris en ce qui concerne nos pensées les plus secrètes, nous conduit à nous comporter avec droiture en toute circonstance, publiquement et secrètement.
Savoir que Dieu est celui à qui l'on peut se confier, nous conduit à nous en remettre entièrement à Lui. Savoir que Dieu est juste nous conduit à être équitable. Savoir qu'Il pardonne et que Sa miséricorde est infinie nous conduit à ne jamais désespérer, quelles que soient nos erreurs, et aussi à pardonner à ceux qui nous offensent.
En fait, c'est à partir de ces Noms que les thèmes de la Miséricorde, du Pardon, de la Paix, de la Lumière, de l'Equité et de la Loi ... devraient être abordés et étudiés en Islam.
La science des Noms divins est au fondement de toute connaissance authentiquement religieuse, qui refuse de concevoir Dieu comme une entité abstraite, un « être » dont on ne sait rien, opposé à un « néant » dont on ignore tout. L'éthique musulmane elle-même découle de cette connaissance.
Les Noms divins - Hani Ramadan - Editions Tawhid
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Ceux qui ont remarqué le titre m’ont posé un tas de questions : le mari, la belle mère, l’épouse ? Pourquoi pas le beau-père ? Qui vas-tu juger aujourd’hui ? Parce que c’est aujourd’hui, le tribunal de la belle-mère, de la belle-fille ou bien du mari ? Comme vous le savez ces derniers temps on choisit des titres un peu bizarres pour laisser à chacun l’occasion de réfléchir et de se situer par rapport à ce que l’on va dire plutôt que de ne s’occuper que d’un titre.
C’est un sujet très délicat et qui fait très mal au cœur et ces derniers temps beaucoup de conflits apparaissent dans nos familles alors que normalement, on est toujours fiers lorsque l’on apprend qu’un mariage va se faire, on est toujours fiers lorsque deux familles vont se rencontrer mais on est étonné de comment cela se termine et aussi de ce qu’il se passe avant que cela ne se termine. On va être sincère aujourd’hui, on va appeler ça une rencontre de sincérité même si c’est vrai que l’on se doit mutuellement le respect, mais on va parler sincèrement.
On va parler sincèrement du mari, ce jeune époux, de l’épouse, cette jeune sœur, et des beaux-parents qui sont nos parents wa al-hamdulillâh comme vous le savez. Et on va essayer de dire la vérité à chacun car chacun d’entre nous commet des erreurs.
« Koullo bani adam khatâ»
« Tous les fils d’Adam commettent des péchés. »
Mais la porte du repentir est toujours
ouverte et il ne faut jamais
penser qu’il n’y a plus moyen de revenir en arrière,
qu’il n’y a plus moyen d’arranger les choses car
comme nous le dit Allâh
:
« […] Et quiconque craint Allah, Il Lui
donnera une issue favorable,
et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne
comptait pas.[..] »
[ Sourate 65 –
Versets 2 et 3 ]
Celui qui a une
bonne intention, qui craint Allâh
comme il se doit et qui
veut arranger les choses, Allâh
lui trouve toujours une
issue à ses problèmes. C’est pour
cela que j’appelle tous nos frères et sœurs mariés, tous
ceux qui vont se marier aussi afin qu’ils sachent
que fonder une famille ce
n’est pas quelque chose de facile et
vous allez le voir, vivre avec quelqu’un que l’on ne
connaît pas n’est pas une chose aisée alors qu'il s'agit de
son mari ou de son épouse, que dire alors de
ses parents ? Ce sont des gens qui nous
sont souvent étrangers. Des fois il arrive que ce soient des
proches comme les fils ou filles de ta tante mais
tu restes quand même étrangère.
Donc à ce moment-là comment faire pour vivre
avec ces gens-là, toi, l’homme ou bien toi, la
femme.
Il faut savoir aussi que maintenant lorsque l’on parle de couple c’est une génération assez jeune donc il y a des fois un manque d’expérience ou bien des petits problèmes qui ne sont pas vraiment compris. Il y a de grandes différences d’âge étant donné que maintenant entre la deuxième et troisième génération par rapport à la première et la deuxième il y en a qui ne remarque pas qu’ils ont des beaux-parents qui ont 70 ans et certains même 80 ans !
Imaginez-vous
déjà si moi qui vous parle à mon âge, trente-sept ans, mon père
approche les soixante-dix ans, alors que penser des jeunes avec qui
le décalage est d’une trentaine d’année, que penser de
ceux qui sont plus jeunes que moi qui ont dix-huit, dix-neuf ou
vingt ans, qui se marient et qui ont un beau-père ou une belle-mère
de soixante-dix ans.
Cinquante années les séparent !Ce n’est pas facile, tu ne peux pas t’adapter comme ça en dix minutes. C’est pour cela que l’on va pousser nos jeunes à la réflexion, pousser nos parents aussi à la réflexion. C’est vrai c’est une conférence en français mais chacun d’entre nous a une responsabilité pour transmettre.
Je n’oublierai jamais soubhan Allâh, fut
un temps il y avait un cheykh ici
, qui était venu dans
les années 80 et un jour il avait expliqué que la vie de famille
lorsqu’il y a des beaux-parents, lorsqu’il y a une
belle fille et lorsqu’il y a un beau-fils, il nous disait
d’imaginer si on était dans un village et que la mère se lève
et sort le matin tôt et passe devant la maison de sa fille,
qu’est-ce qu’elle dit ? «
Ma fille tu as raison, continue à dormir, il n’y a que les
fous qui sortent, il fait froid, repose toi bien et occupe-toi bien
de ton mari. » Et lorsqu’elle passe
à côté de la maison de son fils, elle interpelle la femme de son
fils « ô mauvaise femme où
es-tu ? Les gens sont sortis, ils ont balayé, ils ont nettoyé
devant la maison, le feu est déjà allumé pour le repas et toi tu
dors, et tu délaisses comme ça ton mari ?… Qu’Allâh
te donne ceci et
cela.»
Quand j’avais entendu cette histoire,
Allâh
est
Témoin,je ne devais pas dépasser les douze, treize ans et ça
m’est resté dans la tête car il l’avait racontée comme
un genre de blague et je me disais que c’était un peu
exagéré. Et au fur et à mesure des années, avec tout ce que
l’on entend ici au travail, je me suis dis soubhan Allâh, ce
cheykh,
, a
donné le résumé de ce que
l’on entend en général aujourd’hui.
Il y a toujours du bien, comme vous le savez, je
le rappelle toujours lorsque l’on fait des conférences, on
n’est pas là pour critiquer l’un ou l’autre loin
de là, c’est pour parler de nos faiblesses, de nos
erreurs. Il y a toujours du bien dans la communauté et celui
qui dit qu’il n’y a pas de bien il est le premier à
être mauvais. Il y a du bien mais il faut seulement
restructurer les choses. Comme
vous le savez aussi, s’il fallait parler chacun de sa
belle-mère, chacun va donner un avis différent.
Il y en a un si tu lui dis de te parler de sa belle-mère, il ne va même pas lever la tête, il va te dire « hasbunâ llâh wa ni’mal-wakil » (Allâh nous suffit, Il est Le meilleur garant)! Tu vas te dire qu’il y a un problème déjà…Tu lui dis de te parler de ton beau-père, il te dit « wa llâhi il n’y a rien à dire, je ne sais pas ».
Si tu demandes à un autre il va te décrire quelque chose de positif, comme moi par exemple si vous m’interrogez sur ma belle-mère, je pourrais faire des éloges jusqu’à demain matin. Mais est-ce que tout le monde a cette belle mère là ? Qu’Allâh la préserve.
Elle a toujours
été à la hauteur et je l’ai même prise comme une mère car je
n’ai pas ma mère. J’ai trouvé quelqu’un
de mature,
une personne qui des fois aurait pu faire des
choses bizarre mais soubhan Allâh elle a toujours eu une
retenue.
Alors que c’est une personne convertie mais elle a pris l’éducation qu’elle avait eu depuis qu’elle était jeune et lorsqu’elle est entrée en Islam il y a au moins une trentaine d’années, elle a pris le comportement de l’Islam, la théorie, pas les traditions, pas ce qu’on entend au pays dans les villages et autre. Non, non, non ! Elle a pris ce que l’Islam dit.
Et c’est ça un des gros problèmes
qu’il y a aujourd’hui dans nos familles.
Il ne faut pas fonctionner d’après la
tradition de un tel ou un tel, du village un tel, de la nationalité
une telle car à ce moment-là on
comprend que ça ne donne rien dans la vie du couple. J’ai
trouvé aussi un beau-père, qu’Allâh
le récompense, très
mature, qui aurait pu aussi s’immiscer dans la vie du couple,
faire un tas de choses, il est le père…il a beaucoup de
droits, mais j’ai vu une certaine
maturité, une certaine retenue. Et
ça, c’est une chose telle que si quelqu’un parmi vous
l’a entre les mains, il doit beaucoup louer Allâh
. Parce
que sinon c’est un
manque et c’est très important d’avoir des
beaux-parents à la hauteur. Et il y en a wa
al-hamdulillâh mais des fois c’est
l’inverse.
On va essayer de rappeler à chacun d’entre nous qu’arrivera un jour où va se passer deux choses :
Soit tu vas mourir, toi la
mère, toi le père, tu vas devoir rencontrer
Allâh
et tu
vas devoir répondre de
tout ce que tu as fait sur terre, même la plus petite injustice
vis-à-vis de ceux qui étaient sous ta responsabilité et tu seras
aussi récompensé pour tout le bien que tu as
fait. Donc fais attention. Et
pourquoi je fais cette remarque, c’est parce que dès que
l’on est beaux-parents, on a un certain âge et plus on avance
en âge et plus on se rapproche de la mort, c’est un peu
normal. Pour les jeunes c’est la même chose, ce n’est
pas parce que vous êtes jeunes et là Shaytan
il se joue de vous d’une autre
manière, ce n’est pas parce
que vous êtes jeunes que vous devez vous dire que tout va bien,
qu’il y a le temps de se repentir et autre. Non
! La mort ne prévient
personne parmi nous, comme on le rappelle
toujours.
Ce couple qui se plaint ne
doit pas oublier qu’un jour il va
devoir à son tour être beaux-parents.
Donc tous ceux que tu accuses aujourd’hui,
un jour tu auras la même place, tout ceux dont tu fais
l’éloge insha Allâh un jour tu vas prendre leur place et on
espère que tu feras comme eux alors…Vous
voyez soubhan Allâh la Terre comment elle tourne, vous voyez ce que
fait le temps ?
C’est
pour cela que je pousse nos jeunes à la
réflexion et de voir ce qu’est le mariage
car comme vous le savez, qui dit mariage,
dit acte
d’adoration, qui dit acte
d’adoration dit pacte et tu dois
honorer ce pacte jusqu’à la fin de ta vie.
Donc tu dois faire très attention et c’est
pour cela que ce n’est pas facile.
Cette coexistence pacifique à l’intérieur de cette famille, elle n’est pas facile, elle est semée d’embûches et Shaytan est au courant et sait qu’il y a des bénéfices quelque part. Il sait qu’il y a parfois de très grands bénéfices par rapport à la manière dont tu vas parler à tes beaux-parents, si par exemple il y a un débat, est-ce que tu vas t’énerver, élever la voix, lever la main, comme il arrive à certains des fois.
Comment réagis-tu, comment parles-tu ? Donc on te dit de faire attention. Ta belle-mère est comme ta mère et ton beau-père est comme ton père. Il y a un respect incroyable à avoir et à garder. Mais on va voir qu’il y a des limites parfois que l’on franchit ou bien il arrive que l’on joue sur les mots ou que l’on profite un peu de certaines situations et comme vous le verrez il y a des limites qui sont donc dépassées et même des fois des petites menaces par ci par là ou autre. Et en général lorsque tu convoques ces personnes, beaucoup d’entre elles lorsqu’elles viennent pour une médiation elle te disent :
- « tu es qui toi ?» - « Je suis
l’Imam.»
- « Qu’est-ce que tu veux ?» -
« Voilà ton beau-fils ou ta belle-fille nous a appelé pour arranger
les choses, pour discuter… »
- « Ce ne sont pas tes affaires !»
A ce moment là on vous dit que si ce genre d’épreuves ne sont pas travaillées, que rien n’est corrigé, que vous ne voulez pas discuter, alors comment voulez vous arranger les choses ? Qui est- en face de toi ? Ton fils ou bien ta fille, celui que tu as éduqué depuis qu’il est petit jusqu’à un moment où tu as envie qu’il continue le reste de sa vie heureux et que toi en tant que parent tu sois aussi heureux.
Nous allons aussi essayer de discuter de situations qui sont un peu bizarres mais qui ont été vécues. On a eu beaucoup d’histoires qui nous ont été rapportées durant toutes ces années où l’on a travaillé un peu dans ce domaine et vous allez voir que parfois ce n’est pas très beau à entendre. Ca peut étonner ou faire rire certains mais le but n’est pas là.
Aujourd’hui je vais parler du côté le plus négatif, parce que ceux qui sont bien entre eux, al-hamdulillâh je n’ai pas besoin d’en parler. Mais je veux parler des erreurs qu’il y a. Des fois, lorsque tu discutes avec certaines belles-mères qui nous rendent visite tu les entends te dire : « oui effectivement je l’avoue, je suis mauvaise, je suis même méchante mais ne me jugez pas comme ça. Il y a un manque de respect de la part de ma belle-fille. Il y a un manque de respect dans la manière de parler, dans la manière de regarder…»
Pourtant la belle-fille ne doit pas oublier une
chose, c’est qu’en face de toi il y a qui ? La mère de
ton mari ! Celui avec qui tu es
sensée faire du bien, alors
tu dois continuer à faire du bien vers cette
personne qui est au-dessus de lui et
que lui-même sait qu’il est sur Terre parce qu’il a eu
une mère et un père qui sont la cause de cette présence avec la
volonté d’Allâh
.Et toi tu viens et tu
ne remarques pas ce que tu es en train de faire,
tu
attaques justement ce qu’il a de plus cher, sa mère
! Comment veux-tu alors que
le mari accepte ça de n’importe quelle manière ou façon.
C’est illogique et ça, c’est déjà
une première erreur bizarre.
Même si des fois la belle-fille pense qu’elle a raison, le respect doit quand même rester. Tu n’as pas le choix. Tous ceux qui veulent revenir aux conférences qui parlent du respect des parents ils remarqueront que ton père, ta mère, wallâhi même si des fois ils sont en tort et que tu veux leur parler, est-ce que tu vas lever la main sur ta mère, est-ce que tu vas lever la main sur ton père ? Non ! Impossible. Jamais de la vie. Un vrai musulman ou une vraie musulmane ne lèvera jamais la main sur ses parents.
Donc si on te dit en Islam que ta belle-mère est comme ta mère jamais tu ne pourras lui manquer de respect, lever la main sur elle ou quoi que ce soit. Et aujourd’hui on a entendu des disputes, des bagarres entre la fille et la belle-mère qui en viennent même aux mains quand c’est une belle-mère qui est encore jeune, à peine cinquante ans. Il y a aussi les insultes : "vieille", "vielle peau", elles ont bien appris les petits mots et elles viennent et disent ça au visage de la mère ! Impossible ! Interdiction totale ! Le respect doit rester.
Certaines belles-filles aussi profitent de la belle-mère. Il y a des belles-mères qui nous disent «c’est vrai que j’ai changé vis-à-vis d’elle mais c’est parce qu’elle me prenait pour la bonne poire… Je suis mauvaise pour tout le reste mais pour tenir les enfants, je suis bien…» Et voilà, la maman n’est là que pour le travail de l’autre.
D’autres nous disent « je suis mauvaise, mais je suis bien pour manger. Et oui,deux ou trois fois par semaine ils viennent pour manger à la maison. Tout le monde est content, pour ça, je suis bien...» Soubhan Allâh regardez déjà comment en face de vous vous avec une personne dont vous pensez qu’elle n’a pas de réaction, qu’elle ne remarque pas, alors qu’elle a compris mais elle ne parle pas.
Et ça c’est une
erreur, il faut
parler.
La personne elle enregistre et voit ta façon de fonctionner, c’est comme ça les beaux-parents, ils voient souvent ton fonctionnement, ton caractère. Même si des fois il y a des parents qui avouent « je n’ai pas besoin de ce beau-fils ou de cette belle-fille, j’ai toujours vécu à l’aise wa al-hamdulillâh… » mais ils veulent voir côté respect jusqu’où tu es capable d’aller, ce que tu es capable d’apporter, jusqu’où tu peux aider.
Montrer des traces d’affection, d’amour qui prouvent que tu respectes la personne.
Et puis on verra après qu’il y a un juste milieu des deux côtés mais au moins fais le pas.
On entend aussi : « je profite, mais je ne dois rien ». Il y a pleins de sœurs qui me disent lors des médiations avec la belle-famille : « moi je suis mariée avec son fils, ça m’est égal si les enfants ne voient pas leur grands-parents ! » Soubhan Allâh ! Même si tu sais que chez les grands-parents ils vont entendre parler de religion ?
Parce que al hamdulillâh il y a des familles qui sont pratiquantes masha Allâh. Le grand-père il va peut-être apprendre ou donner des choses à ses petits enfants que même les parents ne peuvent pas donner. Ne serait-ce que le jeu. Combien de fois les enfants passent une heure ou deux heures à jouer avec le grand-père alors que toi tu es là à être fatigué ou à avoir du travail. Des fois les grands-parents donnent des choses que l’on n’est pas capables de donner. Ils ont un rôle à jouer. En fait ils ont une patience qui est très bizarre ; ils ont éduqué tabârak Allâh pendant des années des enfants et ils sont heureux, ils sont fiers de cet aboutissement de leur éducation qu’ils voient se réaliser dans le mariage de leurs enfants. Et l’on sous-estime cela.
D’autres nous avouent et nous disent que pour elles, la belle-fille, c’est une rivale. Ce qui veut dire que la belle-mère est directement aux aguets, elle surveille sa belle-fille. Et si tu vas voir du côté de la belle-fille, qu’est-ce qu’elle te dit ? « C’est vrai je l’ai senti parce que depuis que je me suis mariée avec son fils, elle me suis partout. Elle est toujours derrière. Toutes les cinq minutes elle téléphone à son fils pour savoir ce qu’on fait, où on va… » On te dit chère sœur que tu ne pourras jamais rivaliser avec ta belle-mère et ça je vous le dis à l’avance si vous voulez partir à la guerre, tu ne pourras jamais rivaliser et tu sais pourquoi ? Parce qu’elle reste une mère. Le choix n’est pas à faire, ça n’existe pas chez nous dans la religion.
Et on va voir ce point parmi les erreurs
qu’il y a parce que des fois il y a des sœurs qui
remarquent qu’il y a une rivalité alors la sœur vient un
jour voir son mari et lui dit : «
Tu choisis : ta mère ou moi.» Je
vous assure que pour moi cette sœur c’est une
suicidaire, une kamikaze… ! Tu crois que ton mari il
va lui dire « y’a pas de problème : «
Allo el walida (maman), tu dégages
parce que je viens de faire un choix et vu les investissements, les
pertes et tout c’est ma femme que je
choisis » A’oudhou
billâh ! Wallâhi, jamais de la vie ! Un frère
qui
craint Allâh
ne
pourra jamais. Et une sœur qui craint Allâh
ne pourra jamais venir
demander ce genre de chose. Elle
ne fera jamais cela. Mais il y en a qui le font car elles pensent
que c’est une affaire de rivalité mais ça ne marche pas de
cette manière.
C’est pour cela que l’on te dit lorsque l’on parle de ces petites erreurs c’est parce que toi la belle-fille, tu as un certain vécu, il y a des choses que tu connais et que la belle-mère ne connaît pas. Tu as peut-être vécu chez toi à la maison d’une certaine manière et tes beaux-parents ne le savent pas. Il y a des fois par exemple des belles-filles qui oublient qu’elles ont vécu d’une manière un peu "tranquille", "gâtée", encore plus si c’était une fille unique. Alors il faut comprendre pourquoi il peut y avoir des problèmes assez graves. Quand tu as une fille unique à la maison avec que des garçons, il arrive que cette fille ce soit la reine de la maison, il ne faut pas la toucher. S’il faut travailler dans la cuisine, non, laissez-là miskina (la pauvre), toujours miskina, faut pas la toucher, faut pas s’approcher, faut pas lui faire…Et puis du jour au lendemain elle se retrouve belle-fille dans une famille de quinze ! "elle meurt, elle est avalée, wallâhi elle va être avalée" !
Parfois le mari est tout content d’aller voir sa mère avec sa femme et il part plus tôt pour pouvoir l’aider et là elle tombe la pauvre. Et c’est là que les excuses commencent : « je ne peux pas aller chez ta mère » « Et pourquoi ? » « Je ne me sens pas bien… » « Mais il y a cinq minutes tu allais bien ! » Et la guerre commence… Qui va faire la part des choses ?
Des fois,
la connaissance religieuse n’est pas la
même et on a beaucoup de
parents qui ne connaissent pas comme nous la religion. Ils ne
savent pas. Et s’ils ne sont pas formés en religion, comment
vas-tu fonctionner ?
Alors tu entends des belles-filles dire que leur belle-mère est une égarée, une innovatrice, ma belle-mère ci ma belle-mère cela ! Peut être, je dis, tu as peut-être raison, mais en disant cela de cette manière, en critiquant ta belle-mère ou ton beau-père, qu’est-ce que tu as gagné ? Est-ce que tu as arrangé quelque chose ?
Jamais ! Tu n’as rien arrangé, parce qu’elle restera dans la même situation. Alors essaye de trouver le moment opportun, le moment idéal pour aller lui parler mais d’une certaine manière.
Deuxièmement on t’a dit que tu ne connais pas le caractère parce que tu viens d’entrer dans cette famille, tu es nouvelle. Essaye alors les premières semaines, les premiers mois de rester silencieuse, de scruter, d’observer, essaye de voir comment il est ce caractère, comment elle est la belle-mère. Pourquoi ?
Et bien ça va me permettre d’introduire le sujet de la belle-mère car jusqu’à présent je n’ai parlé que de la belle-fille.
Il arrive des fois que nos belles-mères,
qu’Allâh
les guide, le jour où
elle viennent pour demander la fille de quelqu’un, elle vient
avec ses meilleurs côtés, hajja mâsha Allâh !
Habillée tout en blanc, la
politesse, que de belles paroles, tout masha Allah.
Alors la maman de la fille elle a honte devant
elle et ne peut lui refuser sa fille, d’autant qu’elle
lui en a fait un éloge incroyable ! La fille mesikina quand elle
rentre et voit la future belle-mère, masha Allâh, elle n’en
croit pas ses yeux, impossible, elle ne parle même pas
! Et si elle parle, que pour
dire du bien ! Parce que le fils il sait
très bien que sa mère, surtout si c’est une nerveuse, elle
peut tout casser ce jour là pour un seul mot qu’elle va
lâcher ! Donc avant d’aller voir la famille de la fille, le
garçon supplie sa mère de se taire et de se contenter de demander
la main de la fille sans poser aucune question !
Il y a un frère qui
m’a appelé un jour et me dit que sa mère lui a cassé son
projet de mariage. Quand j’ai reçu sa mère pour essayer de
comprendre les choses, qu’est-ce qu’elle me dit ?
Qu’elle est allée voir la famille et quand la fille est
rentrée dans la pièce, en fait elle
ne parlait pas un mot d’arabe. Et là
elle qu’est-ce qu’elle me dit ?
« Comment
j’allais parler avec elle moi après !!! »
Je lui réponds «
mais elle va se marier avec ton fils hajja, et puis il va lui
apprendre petit à petit » Mais
elle n’a rien voulu savoir…
Regardez sur quoi elle s’est basée ! Elle n’a pas réalisé que les jeunes d’aujourd’hui ce n’est pas comme avant.
Alors les belles-mères sont étonnées car elles
pensent qu’elles vont avoir une belle-fille comme elles ont
été. Parce que nos mères et qu’Allâh
les
récompense, on n’arrive même pas
à la hauteur de leurs chevilles. Elles
ont subi ce qu’elles ont subi et d’une manière très
silencieuse. Nos pères, pour certains d’entre eux, ont eu un
caractère très dur, ils en ont fait « baver » à nos mères. Et nos
mères sont restées patientes. D’autres ont été très gentils,
ont fonctionné vraiment bien. Il y a des mères qui pleurent encore
quatre ans après la mort de leur mari. C’était un drôle de
couple les anciens. C’était un coupe
très rare, on ne retrouve plus ce
genre de « marque » aujourd’hui. Et c’est pour ça que
la mère miskina elle a peut-être une bonne intention,
elle voudrait bien que sa belle-fille soit comme
elle était. Mais ça c’est
impossible, ou alors c’est très rare.
Et là c’est déjà une erreur qui se fait à ce moment là, un jugement qui se fait. Et on ne peut pas. Chaque génération a sa spécificité. Il faut garder ça en tête et vous les maris il faut le dire à vos mères, à vos pères et les sœurs la même chose. Chaque époque a une spécificité incroyable, souvent qu’on ne peut même pas imaginer.
Il y a aussi des
fois des belles-mères qui veulent avoir un regard sur tout. Si le
fils a eu le malheur de ne pas appeler durant 24 heures, il est
mort !Sa mère l’appelle le matin : «
où tu étais, qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu
n’as pas appelé ? Elle t’a aveuglé
?… » Et le frère
meskine, il est là entre deux. Qu’est-ce qui se passe
alors…
On dit à nos belles-mères que pour la vie de couple on peut donner des conseils, mais l’ingérence ça doit être très bien compris. Même les maris ne comprennent pas ça. Même nos parents font des erreurs. On doit respecter chacun dans son environnement.
Une fois que ton fils s’est marié ou que te fille s’est mariée, il y a un nouveau responsable. Qui reprend la tutelle ? Qui devient le « walid » (le père) dans le couple là ? C’est le mari. Et il a un sale rôle, vous allez le voir après. C’est le mari qui devient un régulateur, et à ce moment on ne peut pas laisser chacun rentrer dans la vie de l’autre ! Jamais !
Tu peux conseiller ton fils ou ta fille mais tu ne peux pas être celui ou celle qui va s’ingérer dans leur vie pour un oui ou pour un non et demander tous les rapports, tous ce qu’il se passe, ce n’est pas faisable je vous assure. On ne peut pas le faire de cette manière là et c’est ce qui a crée de graves problèmes ces derniers temps. Les gens commencent au fur et à mesure soubhan Allâh à venir et à vouloir savoir même ce qui se passe dans le lit conjugal. Et des fois on a des frères qui nous appellent et nous passent leur mère qui nous demande si c’est interdit qu’elle demande à son fils s’il va faire un enfant. On lui dit : "non ce n’est pas haram si tu lui demandes comme ça mais si tout les jours tu vas chez lui et tu demandes : « Alors ? Vous avez fait quelque chose ? », là tu n’as pas le droit". On ne peut pas parler de ses relations en Islam, c’est haram, on ne peut pas, qu’Allâh vous accorde Sa satisfaction, même pas la mère avec sa fille. On ne peut pas, on ne parle pas des relations intimes. Il y a des hadith très graves dans ce domaine là.
Il y a des
belles-mères qui lorsqu’elles demandent les rendez-vous que
le mari a ou que sa belle-fille a, qu’est-ce qu’elle
fait ? Par exemple elle sait que sa belle-fille doit sortir le
lendemain à 15h, elle appelle son fils une heure avant pour lui
dire qu’elle arrive. Si le fils lui dit « mais on doit
sortir… », sa mère lui dit « tu n’as pas
honte, tu dois sortir justement le moment où je te dis que je viens
!!! ».
Il y a même des frères qui nous appellent pour nous demander : "qui passe avant, ma femme qui attend son rendez-vous depuis trois semaines et moi qui ait pris congé exprès ou bien ma mère ? " Et il y en a soubhan Allâh qui n’osent rien dire et qui sont entre deux feux et on va voir ça aussi.
C’est très grave parce qu’il y a des personnes qui n’imaginent pas que déjà, venir avec cet esprit un peu malsain, ça ne se fait pas en Islam. C’est grave parce que l’intention n’est pas bonne et que les actes ne valent que d’après leur intention.
On sait qu’il y a alors des histoires très bizarres qui commencent à ce moment là et c’est normal. La belle-fille, ça reste un être humain, elle est toute contente, elle s’est préparée pour passer une journée avec son mari, un pique-nique ou deux trois jours de vacances avec son mari et il y a la belle-mère qui arrive et qui casse tout… Ce n’est pas normal.
Il y a aussi des belles-mères qui se permettent de critiquer la belle-fille devant le fils. Ou alors l’appeler par des surnoms devant le mari : « elle est où la tordue ? Elle est où la pierre ? » Tu entends des mots incroyables en dialecte et autre. On ne peut pas, il faut qu’il y ait un certain respect. On ne peut pas critiquer quelqu’un, aucun être humain n’aime qu’on le critique comme ça ouvertement. On n’aime pas ça parce que l’on reste des êtres humains et parce que la personne va estimer directement que c’est rabaissant. Toutes ces remarques lorsqu’elles sont dites l’une derrière l’autre, après une semaine, deux semaines, trois semaines comment veux-tu que la personne continue d’accepter l’autre personne. C’est très rare.
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